Histoires de Landéda

Les anciens commerces du bourg de Landéda

 

Au cours de l'été 2018, les travaux de rénovation de la boulangerie Roudaut dans le bourg de Landéda ont permis d'apercevoir le nom du commerçant précédent.

Cela a suscité sur les réseaux sociaux l'évocation d'autres commerces par les "locaux". Notre ami Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a alors eu l'idée de synthétiser les différents témoignages et de placer les commerces sur une vue cadastrale.

C'est le fruit de son travail qui est reproduit ici avec tous nos remerciements.

 

plan anciens commerces

(cliquer pour image non réduite)

 

Voici une idée des anciens commerces autour du bourg.
Les numéros indiqués correspondent aux parcelles ( en vert sur le plan ) et non aux numéros de rue.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont évoquées leurs souvenirs, anecdotes, informations :
Isabelle Mazé
Pierre Rouzic
Philippe Chapel
Hélène Morvan
Monique Tanguy
Christian Appriou
Jacqueline Bescond
Jean-Pierre Caraes
François Les Gourlazous
Claude Le Godec
Paule Desroche Tramaux
Piva Pasca
Jacques Ach

3 Au 3 il y avait la maison Keraudy, c’était un marchand de lin et de tissus à partir de 1842 jusqu’à (?) .

4 Au 4 la couturière Victorine Le Verge confectionnait, retouchait et réparait, elle faisait aussi les robes de mariées.

5 Au 5 c’était la boucherie Leven.

10 Au10 madame Salaün Marie traitait des assurances.

17 Au 7 le charpentier menuisier Balcon faisait aussi vitrier et surtout il fabriquait les cercueils. Quand on entendait Jeanne planter les clous dans la nuit, c’était pas bon signe, d’ailleurs on l’appelait «Jeanne Balcon cercueil », mais elle était adorable.

17bis au17bis se trouvait le bistro Appriou.

18 Au numéro 18 il y avait le dépot-vente d’engrais Falc’hun et faisait office de réception de sacs de carottes de l’Armorique.

19-20 Au 19-20 Falc’hun tenait une épicerie, café, cabine téléphonique, arrivée des télégrammes, qui était un moment important dans la vie de la commune, puis le 19 a été vendu pour devenir une pharmacie.

21-22 Au 21-22 Ces bâtiments servaient de salle de restaurant pouvant accueillir 200 convives pour les mariages (les repas étaient préparés dans le local au nord du 21-22, qui est actuellement un garage), ceci avant et après la dernière guerre mondiale. En 1950 les enfants de l’école venaient y manger leur soupe, ils servaient aussi de boulodrome couvert et de cinéma par Rattier à la fin de la guerre, par la suite c’ést devenu la Léonarde.

23 Au 23 se tenait la petite boucherie/charcuterie Jourdain, puis a pris place un électricien, électroménager Le Vern ( année 60-70 ) la boucherie par la suite est passée au numéro 25 ( boucherie actuelle ).

24-25 Au 24-25 Il y avait le charpentier Sénant Joseph, il était célibataire on l’appelait Jobic Claude, il avait repris la suite de son père Claude Sénant. Lui aussi fabriquait des cercueils et était surnommé « costumes sans manches ».

27 Au 27 c’était un bistro, restaurant, et épicerie Calvarain.

29 Au 29 se tenait la boucherie Gouarant, ( c’est lors de la transformation de la devanture de la boulangerie Roudaut et en voyant l’enseigne de la boucherie Gouarant, que j’ai eu l’idée de retrouver les anciens commerces de Landéda ), puis c’est devenu le magasin 8 à 8.

30 Au 30 madame Pronost Jeanne s’occupait aussi d’assurances.

31 Au 31 il y avait la cordonnerie Bescond, quand on entrait il y avait le tintement de la clochette au-dessus de la porte, l’odeur du cuir y était permanente. Derrière le comptoir il y avait un grand rouleau de papier kraft, et dans le fond du magasin il y avait la cordonnerie avec les bancs pour la machine à coudre Singer, et la partie finissage. Le plancher était usé tant il était vieux, il y avait aussi l’escabeau en bois peint en vert pour aller chercher les chaussons dans les étalages. Puis il y eut un électricien, Paul Arzur.

32 Au 32 Valentine vendait des tissus mais aussi des bonbons.

33 Au 33 Pichon fabriquait des ustensiles en fer blanc.

37 Au 37 là c’était la forge Goasduff.

38 Au 38 ici c’était la confection et amidonnage de coiffe par Florence Le Hir. Elle connaissait aussi les bienfaits des plantes. Elle donnait des conseils sur les plantes et composait les remèdes pour guérir les brûlures, dartres, verrues et autres petites plaies.

39 Au 39 se tenait la cordonnier Kerdraon.

42 Au 42 il y avait le charbonnier Le Vourch.

43 Au 43 c’était le tailleur Appriou.

120 Au 120 un autre marchand de tissu, mercerie Hamon ( il a été le premier à avoir une voiture à Landéda ).

129 Au 129 le bistro, épicerie, restaurant, salle de mariage tenu par Appriou puis Corre.

130 Au 130 Corre était le mécanicien bicyclette.

135 Au 135 c’était l’épicerie Guéguen, puis Saliou Ferdinand qui était aussi professeur de musique bien qu’il était non-voyant.

138 Au 138 un autre bistro, restaurant, salle de mariage Calvarain, puis au début des années 60 c’était chez Bellec, il y avait un juke-box et ensuite repris par Guy et Marie Perhirin.

140 Au 140 les coiffeuses Yvonne Le Gall, puis Yves Madeleine Le Brun.

141 Au 141 il y avait le magasin Echo tenu par Monique Chapalain dite Monique l’éco.

145 Au 145 la Sacristie, le sacristain était un homme petit, fluet que l’on surnommait « Saïk ar Kloc’her » il avait une voix puissante il aurait pu faire carrière à l’opéra. Cette voix puissante galvanisait les paroissiens quand il chantait le minuit chrétien, à la messe de minuit à Noël.

229 Au 229 la boulangerie Quintin.

230 au 230 un autre bistro, tabac, Marie Kermaidic, nom de jeune fille Chapel.

231 Au 231 c’était la sage-femme, madame Martin.

233 Au 233 un autre charbonnier, Le Hir.

277 Et au 277 il y avait le forgeron Quintric. En passant devant, certains se souviennent du bruit particulier de la masse qui frappait l’enclume et l’odeur de la corne brûlée des sabots de chevaux. Le forgeron était appelé Lomic et d’autres conservent une vague image de sa silhouette près de son enclume, endroit sombre ou le feu rougeoyait.