puits de Kerbabu

propriété privéeCoordonnées géographiques : 48°33'45.97"N    4°29'59.04"W

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Cartes postales anciennes :



Descriptif (par Joël Loiselet †) :

Le puits de Kerbabu paraît d'une construction fort ancienne car l'orientation de ses parois ne correspond pas plus à celle du manoir gothique d'origine qu'à celle du manoir de 1580. De surcroît la partie hors sol, manifestement reconstruite, est, elle, légèrement redressée pour mieux s'adapter à la géométrie de la cour actuelle.

 

Le puits n'apparaît pas sur les premiers dessins du manoir complet, et donc il a dû être arasé au niveau du sol.
La reconstruction pour remise en service sera réalisée par commodité par les fermiers pour remplacer le puits du courtil, devenu inutile - et donc rebouché - après la disparition de leur ferme et l'occupation autorisée du manoir.
Les pierres utilisées pour cela sont disparates, tels les deux montants supérieurs qui sont les deux parties d'un linteau de cheminée déposé et cassé en deux.

Le puits en 2007 :

 

Le puits de 25 pieds de profondeur est à deux niches sur parois opposées, décalées en hauteur. La particularité de la niche supérieure est d'avoir un fond en damier de pierres taillées, dans les intervalles desquelles on entrevoit une cavité souterraine en forme de boyau d'environ 80 cm de diamètre sur 4 à 5 m de long, dont le plafond monolithique est manifestement la face inférieure d'une "boule" de granite et qui doit drainer vers le fond du puits les eaux s'y infiltrant.

A remarquer la similitude avec le puits du château de Kerjean - il y a des attaches familiales et d'autres similitudes architecturales -, qui possède aussi 2 niches et dont la niche supérieure se prolonge par une cache souterraine qui permettait au seigneur d'y entreposer ce qu'il désirait cacher. On y a retrouvé des vestiges de "crées(*)".

(*) crée : pièce d'étoffe de lin qui fit la richesse du Léon et qu'on ne souhaitait certes pas se faire dérober.